Incroyable mais vrai, me revoilà déjà ! On le sait, l'automne est la saison des plantations ; visiblement, c'est aussi celle des plantages puisque le serveur de mon principal client ne fonctionne plus depuis une demi-heure. Quel dommage, me voici au chômage technique ! Une bonne occasion pour partager avec vous l'article d'Un toit pour les abeilles sur la vie des ruches en octobre, et même, qui sait, pour commencer à rédiger un nouvel article ! Par contre, l'asso Apiculture durable vient de me rembourser un an de parrainage, j'espère qu'ils n'arrêtent pas toute leur activité... En attendant, je vous souhaite une bonne lecture et je vous dis à très bientôt !

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Que se passe-t-il dans la ruche ?

En octobre, on commence à entrer dans la saison froide. Les floraisons se font de plus en plus rares. Seules quelques floraisons, un peu plus tardives dans la saison, permettent aux abeilles d'aller puiser quelques réserves supplémentaires en pollen et autres nectars pour passer l'hiver (lierre, etc.)
Les abeilles se font donc plus rares dehors. Elles commencent à réduire leur activité pour éviter de consommer trop d'énergie. Il va en effet leur falloir puiser dans leurs réserves durant tout l'hiver.
La  Reine, quant à elle, suspend sa ponte pour libérer de la place au sein de la ruche. La place ainsi disponible va permettre le stockage des provisions récoltées par les abeilles.
Les abeilles vont ainsi se regrouper en grappe, autour du couvain, pour conserver de la chaleur au sein de la ruche et passer l'hiver.

Zoom sur… l'hivernage

C'est une étape cruciale pour la sauvegarde des abeilles et de la ruche. Elle s'opère tout juste après la grande miellée d'automne, juste avant l'arrivée des grands froid. Les abeilles ne craignent pas le froid, car elles créent de la chaleur à l'intérieur de la ruche en se regroupant durant l'hiver. C'est davantage l'humidité qu'elles craignent. En effet, l'humidité favorise le développement des moisissures et champignons infectieux. Il est donc important que les ruches soit bien aérées et étanches et que l'herbe soit fauchée en périphérie.
C'est là que l'apiculteur intervient …

De son côté, l'apiculteur…

Pour l'apiculteur, le travail n'est pas encore terminé. Avant de faire entrer les abeilles en hivernage, l'apiculteur doit tout d'abord s'assurer que l'état de la ruche va permettre de passer la saison froide sans encombre.
Il profite des quelques journées aux températures favorables pour aller inspecter les ruches. Il retire les cadres inutiles, s'assure qu'il y a assez de réserves dans la ruche. Il vérifie également l'étanchéité de la ruche et l'isole des prédateurs extérieurs (frelons asiatiques, souris, etc.) en plaçant notamment des grilles à leur entrée.
L'apiculteur, pendant cette période, en profite pour terminer la mise en pot du miel fraîchement récolté et lancer sa commercialisation.

Le saviez-vous ?

Pour affronter l'hiver, les apiculteurs estiment qu'une ruche en bonne santé, c'est-à-dire suffisamment chargée en ressources naturelles pour assurer l'hivernage, doit contenir au minimum entre 15 et 20 kg de miel.
En dessous de ce niveau, la ruche est considérée comme en péril, elle ne passera pas l'hiver.

Un peu de poésie… La citation du mois !

« Nous sommes les abeilles de l'Univers. Nous butinons éperdument le miel du visible pour l'accumuler dans la grande ruche d'or de l'invisible. »
Rainer Maria Rilke