Pour mes nouveaux lecteurs, je vais réexpliquer vite fait l'un de mes grands projets sous forme d'idée fixe : cela fait quelques années que je suis atterrée et inquiète face à la mortalité galopante des abeilles. Je parraine déjà un certain nombre ruches par l'intermédiaire de différentes associations, mais je souhaite vraiment faire plus, même si les actions que j'entreprends à mon échelle sont ridiculement petites. L'année dernière, j'ai donc commencé à chercher une terre agricole sur laquelle je souhaite installer des ruches Warré pour héberger des abeilles noires d'Ouessant, qui sont les abeilles indigènes de la région Bretagne-Pays de la Loire. L'idée serait de planter des tas de plantes mellifères et locales pour offrir à mes butineuses le meilleur environnement possible et pour favoriser la biodiversité et la conservation de la faune et de la flore mariligériennes (ouais, j'aime me la péter avec ma connaissance des gentilés).

Je décris mon projet plus en détail, ainsi que les différents déboires et rebondissements que j'ai rencontrés dans ma quête, dans la rubrique Le terrain des abeilles. La dernière fois que je vous donnais des nouvelles, c'était pour vous faire part de mon projet machiavélique de soudoiement de Monsieur le Maire, qui n'est autre que mon nouveau voisin et que je comptais me mettre dans la poche à la suite d'un apéro réjouissant et alcoolisé. Mais un événement inattendu est venu accélérer les choses : la SAFER, dont je continue à consulter les annonces depuis le début de l'année, a posté récemment un appel d'offres pour une terre agricole de 3000 mètres carrés située à deux kilomètres de chez moi, le tout pour environ 1000 euros...

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Il s'agit d'un champ d'orties entouré d'une grande haie d'arbres centenaires – comme la plupart des terres agricoles de Saint-Étienne-de-Montluc, où les anciennes haies bocagères sont particulièrement bien conservées. Pour le moment, les orties ne sont pas pratiques car franchement envahissantes, mais leur présence me fait bien plaisir malgré tout car elle témoigne d'un sol riche sur lequel mes plantes mellifères pourront pousser sans problème. Je suis donc à nouveau en contact avec la SAFER, j'espère pour de bon cette fois. Je devrais recevoir de plus amples informations (notamment le prix exact, ce qui peut servir) d'ici la mi-août ; je remplirai alors un dossier de candidature dans lequel j'expliquerai mon projet en détail, puis une commission se réunira pour étudier tous les dossiers et attribuer le terrain au plus convaincant.

Bien entendu, je posterai ici des nouvelles dès qu'il y en aura ; en attendant, je croise très fort les doigts pour qu'il n'y ait pas trop de personnes intéressées par ce terrain, car il est vraiment idéal pour moi !